Les sorties maso, épisode 3 : comme un nem dans un poncho

5 janvier 2016

Matos et RETEX

Les sorties maso, épisode 3 : comme un nem dans un poncho

Ca faisait longtemps, trop, on était fin novembre et ça caillait un peu…

Pas de pluie depuis de mornes semaines pleines de soleil déprimant pour se tester en situation limite… bon, du hamac en mode ‘’gla-gla’’, pourquoi pas ?

Ça vous dit ? ^^

Par contre, mon apn merdique était tout raplapla et j’ai pas osé prendre le nouveau … donc ça risque d’être très descriptif comme séance hein, faut penser ‘’Moby-Dick’’, vous savez, les 150 premières pages, ça vous consolera un peu

Les sorties maso, épisode 3 : comme un nem dans un poncho dans Matos et RETEX pave10

Gros pavé déprimant

Me voici donc parti de par les vertes collines de ma verte contrée à la recherche d’un lieu délaissé du grand esprit ousque, objectivement, je ne pourrais pas me la faire en tarp-O-sol (à discuter quand même l’histoire parce qu’en voulant bien…)

Je décide donc de longer les bords peu praticables de la rivière Loire à l’entrée de ses gorges, me frayant un passage entre arbres vermoulus et sombres forêts d’orties (oui, et des vieux pneus aussi, me soufflent à l’oreille quelques esprits chagrins qui n’ont pas tout à fait tord de se chagriner)

grp-go10 dans Matos et RETEX

Roh, allez quoi, un ptit sac en plastique par ci, par là, ça égaye… z’allez pas faire vos beatniks d’écolos non plus !!

Dès l’annoncée de la nuit, je décide d’élire par défaut un endroit un peu au hasard, entre deux arbres pas trop mal placés, en plein milieu d’un petit sentier penteusement caillouteux qui n’a de toute évidence que peu reçu visite depuis quelques lustres.

Je pose le matos, soupire un grand coup et… pfff… on y va !!

Le montage du tarp entre deux arbres, mon vieil ami… bouhouhou…

me305010

Ce soir je veux tenter une canadienne très basse (2 côtés au sol) avec le 3x3m, et relever un coin juste le temps du repas et du feu, malin, non ?

Idea

Clip-clip d’un côté, tour de l’arbre, clip-clip de l’autre, nœud de serrage-mon-preum’s de la vie, et…

Ach !!! Verdammt schweinhund !

…Me suis juste planté de coin, et j’ai pris la dia-go-nale, bouhouhou, je me hais… tout est déjà tendu…

bon pas grave, beaucoup font comme ça aussi après tout…

ça floppe un peu vu que c’est aussi large que les arbres… mais…  la nuit tombante, le petit air fraichissant, une faim en phase de loupisation me poussent de concert à faire fi de psychorigidité en acceptant telle quelle ma désolante situation…

installons le hamac là-dessous et concentrons nous sur la sainte bouffe !

Là, honnêtement, je note pas mal de progrès, le hamac est idylliquement tendu en quelques battements de cils…
et sert vite à entreposer le reste du matos le temps de tout monter, tout installer, ce qui, note-je mentalement, est quand même bien pratique dans les situations humides comme ce soir…

je me maudis au passage de pas avoir de quoi faire des photos pour un petit reportage plus interactif.

Je teste ma configuration théorique ‘’mi saison peu favorable’’: sac 5°+pyjama ski de fond+sursac+poncho accroché en dessous, pour l’humidité, comptant sur le sursac pour compenser l’écrasement du duvet (qui a ricané dans le fond ?)

Bon, là sans photo c’est compliqué, en gros le poncho (qui est ‘’tarpisé’’ avec des attaches aux coins et mi-longueurs) est en diagonale sous le hamac avec un coin clippé à chaque boucle de ce dernier, et les deux autres qui se clippent par-dessus sur les attaches du milieu, couvrant les jambes et les épaules du côté opposé, mais laissant le visage libre…
Ben oui, le poncho est rectangle, donc le tout est asymétrique :

diagon10

Rappelez vous, les cours de géométrie de madame Chopelin !!

les clips en question sont des attaches couverts en plastique au fait…

Bref, je ne suis pas peu fier de mon montage et ne crie du coup presque pas à l’intérieur de ma propre tête quand je m’aperçois être parti sans briquet…

… je…

Des fois, je vous jure, je me fatigue tellement…

Là je serre un peu les fesses vu que j’ai que le firesteel Décath et 1 bout de coton comme amorce, de nuit, avec tout plein de bois tout mouillé éparpillé autour…

… niveau magret de canard, c’est pas entièrement gagné… ça sent le tartare…

Je ramasse quelques brindilles mortes ci et là, de la mousse de ‘’liane’’ qui m’a l’air un poil plus sec que le reste, je schwoufffff !!! schwoufffff !!! le firesteel… une fois, deux fois, trois fois…

Et…

Euh… ben nickel, le magret fond déjà quasiment dans la bouche… le coton et les petites brindilles prennent facilement et quelques instants après le feu crépite joyeusement à l’entrée du tarp, un côté flammes, un côté braises… le plan qui se déroule sans accroc, comme on aime, quoi ^^

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La configuration en diagonale avec un pan ouvert offre un espace de vie confortable… eu attendez, qu’est-ce que je viens d’écrire là ?

Confortable ?  Evil or Very Mad

Non-non-non-non… stop !

on est d’accord qu’à part le (réel) fun piratistique de la chose et le confort (subjectif, mais moi je suis fan), tous les afficionados du hamac pointent le fait que ZE big avantage de la chose est de pouvoir se poser facilement, en 2/2,  n’importe où, indépendamment de la nature du sol…

- Alors déjà ‘’n’importe où’’ ça se décline assez vite en ‘’n’importe ouuuu… ssss’qu’il y a deux points d’attaches béton à distance nickel’’, m’voyez ?

Faut savoir qu’en hamac trop près c’est mort, trop loin… ben… c’est mort aussi (à moins d’amener avec soi 10km de corde et d’aimer les moufflages)…
sans compter les fameux ‘’nickel mais orienté n’importe comment’’ ; ‘’nickel mais trop gros’’ ; ‘’nickel mais il y a un autre arbre qui fait chier pour le tarp’’… etc… (yen a des tas quand on se retrouve dans un vieux bois pas trop entretenu)

- Et la nature du sol… ben faut se la fader la soirée, et la chienne aussi, qui dort coincée entre deux cailloux en pente !

Bon, là ça tombe pas trop mal, j’ai une pierre à peu près plate pas loin du feu qui accueille sans trop de contorsion mon séant XXS…
je mange (mode magret avec les doigts/pain/bleu de pays/rouge, c’est ma diététicienne-conseil qui me l’a conseillé, je vous donnerai son adresse si vous voulez), je zik un peu (faut vraiment que je finisse de bosser mon set de chansons au lieu de glander en gratte-gratte en l’air devant le feu, je vais jamais le sortir ce runtutudju de 5 titres, NDA)… je fume la pipe en regardant les flammes danser…

La vie quoi…

Arrive le moment de se mettre au lit, je déclippe le poncho, m’installe… mmmm… qu’on est bien, hein mon tintin ?!!

Je m’endors comme une masse en oscillant doucement, j’adore cette sensation, il fait bon dans le sac de couchage…

Par contre je me réveille peu après avec plusieurs sortes de fussoirs… le premier c’est le poncho : à vide pas de souci il couvre ce qu’il faut où il faut… mais en tension il recouvre tout, tourne un peu sur lui-même et m’emprisonne en entier

Pour qui n’est pas clostro et aime quand ça condense à mort, ça ne poserait pas trop de problème, mais là, en plus du second problème, à savoir une impérieuse envie de pisser, pour moi c’en est trop…

Je ne m’éternise pas sur la sortie de hamac dans le duvet+sursac de nuit, car… bon, c’est vraiment chiant…
là, on retombe vite sur le concept de ‘’indépendamment de la nature du sol’’…

je t’en foutrais moi…

De nuit, en chaussettes, avec l’envie de pisser, ben il faut faire quelques mètres quand même… c’est juste super galère dans les cailloux/ronces

Je retourne me coucher en grumble-grumbelant un peu (c’est chiant des fois d’avoir personne à qui se plaindre, faut que je profite plus à la maison maintenant que j’y pense)
Je ne remets pas le poncho autour du sac, en me disant que dessous ça suffira bien…

… et me réveille bien sûr peu après avec la familière sensation de froid dans le dos… on est fin novembre en haute Loire, keu même…
De froid partout en fait, ça a condensé dur dans le sursac, je me résigne à refermer mon cocon avec quelques réflexion en tête :

- Si il faut chercher un endroit plat, dégagé ET qui soit en plus compatible avec le montage tarp+hamac… le bivouac au sol est largement plus simple et polyvalent, quitte à marcher 3mn de plus le soir

- Dès qu’on quitte l’été, le hamac nécessite un ‘’quilt’’ en dessous, ou au moins un matelas mousse pour mettre dedans… ce qui tue complétement le plaisir du hamac en soi selon moi…

- Plus de trucs à porter, une galère à monter (ceux qui disent que c’est facile et pratique n’ont du le faire que dans le jardin de la maison, parce qu’en sous-bois il y a toujours un truc qui vient faire chier)

Je me résigne ce soir là à l’évidence que je niais jusqu’ici, rejoignant mort dans l’âme les rangs honnis des  »très septiques » : le hamac, c’est bien l’été en plus d’un autre système-au-cas-où, histoire de se faire un petit plaisir

mais! ce n’est pas la solution simple, efficace et polyvalente que je recherche… enfin… que j’ai trouvé avec le tarp-O-sol, fût-il un simple poncho.

Le matin cependant, la sensation de bien être est de retour, le réveil en hamac en plein milieu de nulle part avec juste le bruit de la forêt et de l’eau qui court à côté, c’est quand même quelque chose… faut dire ce qui est en vrai…

À propos de loiseauivre

Musicien et vadrouilleur du dimanche, touche à tout pas trop endimanché...

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Une réponse à “Les sorties maso, épisode 3 : comme un nem dans un poncho”

  1. Roger Murtaugh Dit :

    Délicieuse, cette recette de nem. ^^

    A quand celle de la soupatou ???

    Répondre

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