L’oiseau ivre, c’est qui ? c’est quoi ?

L’oiseau Ivre, c’est qui ? c’est quoi ?

 

C’est un enfant du Jura haut-doubiste, qui a depuis foulé bien d’autres sommets, amoureux fou de l’odeur des sapins, des crêtes enneigées, des gros chiens aux allures de loups, et de l’eau qui court

C’est un adulte nostalgique qui a du mal a trouver sa place au milieu des écrans plats, du prêt à jeter et autres I-trucs… qui s’en fout du foot et des voitures… qui a souvent peur de l’avenir, de la folie des Hommes

C’est un papa et mari comblé qui a envie de transmettre et partager la beauté des moments nature qu’il gardait, jusqu’alors, rien que pour lui

C’est un musicien du dimanche, touche à tout, qui aime lancer des notes en l’air, comme ça, pour rien, pour de rire ou pour les autres, les pieds dans l’eau, la tête dans les nuages

C’est un épicurien, un peu hippie malgré lui, qui aime manger, boire, fumer, chanter et refaire le monde de temps en temps, en mélangeant le plus de langues possibles, si possible…

 

Le bivouac musical ?

 

Là, la source est simple à tracer : chemise bleue, foulard, insigne ‘’groupe Guy de la Rigaudie / Pontarlier / Franche Comté’’ cousu à l’épaule… une guitare folk plus grosse que moi dans les mains, un feu de camp, et l’intemporellement kitsh ‘’diapason rouge’’ !!

Les scouts, je les ai maudits et renié… incompatibilité d’humeur rédhibitoire avec le gars Djizous, crise d’ado…

… et en fait… en y repensant, avec le recul…

 

Tandis qu’à l’adolescence une partie non négligeable de mes semblables Sapiens s’entassaient dans des 205 à ailerons en direction de l’unique boite de nuit du coin, lâcher des centaines de francs dans des bouteilles de mauvais whisky, en se bouffant tympans et neurones à l’euro-dance-soupe (no ! no ! no-no-no ! no ! there’s no limit !) des early 90’s, une petite poche de résistance trouvait une alternative heureuse à ‘’faire des feux’’…

On fait quoi samedi, on fait un feu ?

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Descendance directe de la candide et parfois assez reloutement gnagnan veillée scout, ‘’le feu’’ du samedi, avant de s’y adonner, impliquait de trouver un endroit, organiser et monter le camps, acheter des montagnes de bière premier prix, coordonner les arrivées, répartir les tâches, les denrées, s’inquiéter du bien être de chacun, faire gaffe que personne ne se fasse mal quand même, et en sorte que la soirée batte son plein au son très débutant de rares guitares, didgéridoo et autres pénibles apprentis joueurs de djembe…

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… pour bien sûr finir complétement raides, en ayant auparavant, si possible, fait des bisous avec la langue à un grand singe sans queue (ni poils) de type femelle, ça vous aurez compris!

 

Les quelques groupes formés à cette époque, et dont je fais très fièrement partie, avec un peu de bouteille, sont les mêmes qui organisaient fêtes et concerts locaux dans les salles de village à l’aube de notre ère d’adultes… rien de bien glorieux, hein… mais ça nous occupait et ça en occupait pleins d’autres!

c’est rigolo, l’esprit du feu de camps était resté le même, avec plus de monde, plus de moyens, plus de son… mais toujours la bière premier prix… et ce sens volontaire, pragmatique, un peu bêtement enthousiaste de l’intendance/organisation ‘’scoutesque’’.

 

L’aventure s’est continuée en solo, ou à deux ou trois comparses, au gré des rencontres dans les différents pays d’Europe et d’ailleurs, qui ont eu la gentillesse de m’accueillir plus ou moins longtemps…

et finalement en couple, la bière premier prix a définitivement cédé le pas au Saint-Emilion, au foie gras et aux magrets de canard, été comme hiver dans les grottes et gorges du Jura, dans notre vallée des Pyrénées…

 

Le feu de camp, le bivouac musical est toujours resté avec moi, en moi… un appel de la forêt, un chant des sirènes auquel il n’est pas question de résister…

 

… Enfin…

 

… jusqu’à l’arrivée de mini slip 1er… puis mini slip 2ème bien sûr…

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trop petits à trimbaler, logistique dissuasive de la couche et du torche cul… les sorties solo se sont espacées, celles en couple purement et simplement effacées… (c’est le moment triste de l’histoire)

 

Plus le temps, plus l’envie, avec le remord sous jacent de laisser ma douce et tendre moitié, transformée de force en maman speedée, seule aux prises avec deux monstres miniatures, braillards et tellement, terriblement exclusifs…

Pendant des années les sorties se sont limitées aux nuits en camion, lors de dates un peu lointaines, sur des parkings anonymes avec le groupe du moment… méthadone amère d’oiseau ivre sans forêt…

Et puis un jour, vers la fin de l’hiver dernier qui s’était montré particulièrement doux, les sirènes ont chanté de nouveau, avec en prime une petite voix qui venait d’un peu plus bas ‘’papa, quand c’est qu’on ira camper ensemble ?’’

 

L’oiseau Ivre, c’est se retrouver seul, ou à deux, en famille ou a plus, autour d’un feu en pleine nature après une journée de canoë, de VTT ou de ballade contemplative, et transmettre en musique une certaine idée de la joie de vivre

 

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hé oui…

À propos de loiseauivre

Musicien et vadrouilleur du dimanche, touche à tout pas trop endimanché...

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